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10_Corfou

10_Corfou

corfou

30-31 mars

Départ à 11h (nous avons changé d’heure), direction Corfou (65 miles).

Vent arrière tranquillou et passages entre les îles très jolis.

Nous arrivons à 21h et nous garons dans un bassin genre mouchoir de poche.

31 mars

Journée de repos. Visite de la Citadelle, shopping et marché.

Le marché aux poissons les plus petits du monde.
Mais une huile d’olive faite maison par un papy tout à fait sublime.

09_Lefkada

09_Lefkada

lefkada

29 mars

Nous quittons Ithaque avec regret pour Lefkada (35 miles). 

Ville peu intéressante si ce n’est sa spécialité remarquable de crêpe : gruyère râpé, salade verte, frites, beef-steack hâché, rondelles de tomates, bacon, ketchup, mayo (j’en oublie). J’en suis restée bouche bée.

08_Ithaque

08_Ithaque

ithaque

27 mars

Incroyable tempête de bleu et… pétole. Le baromètre est enfin remonté. En route pour Ithaque (55 miles), la patrie d’Ulysse, père de tous les marins ! 
Nous entrons avec majesté, respect et émotion dans la baie de Vathi vers 17h.

Il fait un temps délicieux et Vathi est merveilleusement apaisante, magique.

Petite séance lessive / ménage puis balade en ville. Nous allons saluer Ulysse.

Le lendemain, il fait toujours aussi délicieux et nous partons faire le tour de l’île. Ça monte raide.

En haut du village, sur la terrasse de la plus haute maison, Katalia semble nous attendre. D’un signe de la main, elle nous invite à monter chez elle. Elle ne parle pas un mot de français et nous trois de grec.

Foulard sur la tête, blouse en tergal, elle arbore une seule dent en bas qu’elle découvre quand elle sourit et Katalia beaucoup. Elle vit seule avec son chien adorable.

Katalia se plie en quatre pour nous, nous offre du Fanta orange et de la confiture de raisin maison. Elle m’agrippe tout le temps par le bras et me gratifie de temps à autres de chaleureuses, mais vigoureuses, tapes sur la joue.

Je l’accompagne dans sa cuisine charmante et très colorée. Une télé, des photos de ses enfants et petits-enfants, une corbeille de fruits en plastique… Nous restons un long moment au soleil à parler, ou plutôt ne pas parler. Elle ne veut pas nous laisser partir. Séance de photos souvenirs. 

Nous quittons à regret Katalia-Pénélope et redescendons par l’autre versant. Il fait chaud.

Beaucoup d’oliviers, un âne, une carrière de marbre.

07_Missolonghi

07_Missolonghi

missolonghi

26 mars

Départ vers 9h et passage sous le pont du Rion qui marque la sortie du golfe de Corinthe.

On rejoint Missolonghi par un long chenal bordé de centaines de cabanons sur pilotis. On se croirait dans le bayou.

Au fond du chenal, un immense bassin où trois cargos chargent inlassablement des palettes de briques.

Endroit bizarre, mi-zone industrielle, mi-station balnéaire désertée, avec son stade de foot rendu aux herbes folles, son hôtel fantôme et son improbable cimetière d’avions de chasse et de tanks de la dernière guerre.

Le vieux se baladent en mob et ne dépassent pas les 17 km/h.

Nous repartons verts 16h. Le temps se gâte et il se remet à pleuvoir.
Il y a des hauts-fonds sableux jusqu’à plusieurs miles au large. Le soir tombe et Ithaque est encore loin. Nous décidons de faire demi-tour et de retourner dormir à Missolonghi. Déluge toute la nuit. Humidité 90%, température 10°. Énorme plâtrée de gambas fraîches et purée de patate revigorante.

06_Nafpaktos

06_Nafpaktos

nafpaktos

25 mars

Départ à 8h pour Nafpaktos (35 miles), toujours dans le golfe.

Le ciel devient vite de plus en plus lourd et noir. On évite les grains jusqu’à deux heures avant l’arrivée, puis deux magnifiques orages en stéréo et cinémascope. Des éclairs des deux côtés du bateau, déluge de grêlons, mer bleu-gris acier. Nicolas pense que ça ne sert à rien que nous soyons mouillés tous les deux…

Efharisto para poli Zeus. Bonne blagounette.

Ouf… Nafaktos en vue. Nous sommes accueillis par Cervantès dans le plus charmant et minuscule des ports ronds fortifiés.

Au matin, l’air est léger et le ciel dégagé, mais le pilote automatique a rendu l’âme. Tentative de ressuscitation. Réussie.

Je l’aime mon homme qui sait tout réparer.

Un petit salut à Cervantès qui est venu jusqu’ici se battre et y a laissé un bras.

Balade en ville. Quincailleries hallucinantes avec des millions d’articles rangés avec art. Il y en a jusqu’au plafond. Je crois qu’après les poissonneries, les quincailleries sont mes magasins préférés.

Le soir, dîner bien mérité dans une taverne grecque vraiment sympa avec musique live et bouzoukis, calamars et petits poissons frits. Super miam.

05_Galaxidi

05_Galaxidi

galaxidi

24 mars

Ce qu’il y a de formidable quand on arrive de nuit quelque part, c’est de découvrir l’endroit où l’on se trouve au réveil. Aujourd’hui, c’est Galaxidi. Grand beau. Grand bleu. Grand blanc.

Balade en ville. À la boulangerie, on rencontre un couple. Elle grecque, lui français. Il a fait la bataille de Narvik dans un sous-marin pendant la guerre. Un héros.

Puis un vieux papy nous aborde et nous propose d’aller prendre une douche à l’hôtel Poséidon. Par quel miracle sait-il que nous en rêvions ? Il nous ensuite offre de la confiture aux raisins maison.

On visite le charmant petit musée maritime. De magnifiques figures de proue. Quand le capitaine mourrait, on les peignait en noir.

Nous prenons le car jusqu’à Delphes, dans la montagne. Le site est grandiose, très escarpé. Salut ému au Rocher de la Pythie.