Sélectionner une page
07_Missolonghi

07_Missolonghi

missolonghi

26 mars

Départ vers 9h et passage sous le pont du Rion qui marque la sortie du golfe de Corinthe.

On rejoint Missolonghi par un long chenal bordé de centaines de cabanons sur pilotis. On se croirait dans le bayou.

Au fond du chenal, un immense bassin où trois cargos chargent inlassablement des palettes de briques.

Endroit bizarre, mi-zone industrielle, mi-station balnéaire désertée, avec son stade de foot rendu aux herbes folles, son hôtel fantôme et son improbable cimetière d’avions de chasse et de tanks de la dernière guerre.

Le vieux se baladent en mob et ne dépassent pas les 17 km/h.

Nous repartons verts 16h. Le temps se gâte et il se remet à pleuvoir.
Il y a des hauts-fonds sableux jusqu’à plusieurs miles au large. Le soir tombe et Ithaque est encore loin. Nous décidons de faire demi-tour et de retourner dormir à Missolonghi. Déluge toute la nuit. Humidité 90%, température 10°. Énorme plâtrée de gambas fraîches et purée de patate revigorante.

06_Nafpaktos

06_Nafpaktos

nafpaktos

25 mars

Départ à 8h pour Nafpaktos (35 miles), toujours dans le golfe.

Le ciel devient vite de plus en plus lourd et noir. On évite les grains jusqu’à deux heures avant l’arrivée, puis deux magnifiques orages en stéréo et cinémascope. Des éclairs des deux côtés du bateau, déluge de grêlons, mer bleu-gris acier. Nicolas pense que ça ne sert à rien que nous soyons mouillés tous les deux…

Efharisto para poli Zeus. Bonne blagounette.

Ouf… Nafaktos en vue. Nous sommes accueillis par Cervantès dans le plus charmant et minuscule des ports ronds fortifiés.

Au matin, l’air est léger et le ciel dégagé, mais le pilote automatique a rendu l’âme. Tentative de ressuscitation. Réussie.

Je l’aime mon homme qui sait tout réparer.

Un petit salut à Cervantès qui est venu jusqu’ici se battre et y a laissé un bras.

Balade en ville. Quincailleries hallucinantes avec des millions d’articles rangés avec art. Il y en a jusqu’au plafond. Je crois qu’après les poissonneries, les quincailleries sont mes magasins préférés.

Le soir, dîner bien mérité dans une taverne grecque vraiment sympa avec musique live et bouzoukis, calamars et petits poissons frits. Super miam.

05_Galaxidi

05_Galaxidi

galaxidi

24 mars

Ce qu’il y a de formidable quand on arrive de nuit quelque part, c’est de découvrir l’endroit où l’on se trouve au réveil. Aujourd’hui, c’est Galaxidi. Grand beau. Grand bleu. Grand blanc.

Balade en ville. À la boulangerie, on rencontre un couple. Elle grecque, lui français. Il a fait la bataille de Narvik dans un sous-marin pendant la guerre. Un héros.

Puis un vieux papy nous aborde et nous propose d’aller prendre une douche à l’hôtel Poséidon. Par quel miracle sait-il que nous en rêvions ? Il nous ensuite offre de la confiture aux raisins maison.

On visite le charmant petit musée maritime. De magnifiques figures de proue. Quand le capitaine mourrait, on les peignait en noir.

Nous prenons le car jusqu’à Delphes, dans la montagne. Le site est grandiose, très escarpé. Salut ému au Rocher de la Pythie.

04-Canal Corinthe

04-Canal Corinthe

canal et golfe de corinthe

23 mars

L’heure du Grand Départ a sonné !
Première étape : golfe de Corinthe (via le canal).

 

Nous étrennons nos nouvelles vestes de quart et caleçons moumoutés et accrochons le drapeau réglementaire, petit morceau de France.

 

Quelques 35 miles plus tard, nous voici à l’entrée du canal. Séquence de paperasserie interminable et on s’engouffre dans le rail. Plus de 6 kilomètres taillés dans la roche pour seulement 24 mètres de large. Molto impressionnante. Au-dessus, des ponts, des voitures, des trains…

Le canal débouche sur le golfe de Corinthe, long d’environ 120 km et qui rejoint la mer Ionienne.

Salade de pâtes à la grecque (once again).

Nicolas confectionne un rideau pour fermer l’habitacle. Il fait 8° le matin au réveil DANS le bateau.

Surprenant en Grèce, le golfe est entouré de montagnes encore enneigées. Quelque part à tribord, le Mont Parnasse où Zeus ouvre un œil nonchalant. Il faut dire qu’il n’y a pas beaucoup de distraction à cette époque de l’année ni beaucoup de bateaux à s’aventurer dans les parages. Je crois bien qu’il envoie un texto à Poséidon pour nous préparer une surprise.

Coucher de soleil pâlichon et arrivée de nuit à Galaxidi un peu technique. Merci le ScanNav, un lecteur de carte PC installé sur Mac, autant dire qu’on s’en sert peu (mais aussi parce que LE moment solennel entre tous, celui qui te fait vraiment sentir un marin, c’est bien de faire le point avec un compas et une carte papier).

03-Égine

03-Égine

égine

22 mars

Les ferries ont repris. Nous pouvons rejoindre Égine, où Algol nous attend, avec la vedette rapide qui slalome entre les conteneurs de la baie du Pirée. Des airs de Scandinavie. Je suis tétanisée de froid (mais aussi de trouille, il faut bien le dire, à l’idée de la Grande Migration).

C’est dimanche et on déjeune dans un tout petit resto surchauffé et bondé. Un truc avec de la feta fondue. Carrément délicieux.