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11_Erikoussa

11_Erikoussa

erikoussa

1er avril

Départ pour Erikoussa (30 miles), île à l’extrême Nord-Ouest de la Grèce.

Bout du monde. Quelques maisons et un bar-épicerie où des hommes regardent la télé.
On se couche tôt. Demain, départ pour l’Italie.

2 avril

Départ au petit jour pour la traversée jusqu’en Italie (65 miles).

Force 3. Travers, grand largue.
La traversée est belle et tranquille. Grand houle du large. Une douzaine de dauphins au ventre blanc et rayés sur les côtés nous accompagnent un moment.

Nicolas pêche un sac en plastique. On y a cru jusqu’au bout de la ligne. Il résistait le bougre.

10_Corfou

10_Corfou

corfou

30-31 mars

Départ à 11h (nous avons changé d’heure), direction Corfou (65 miles).

Vent arrière tranquillou et passages entre les îles très jolis.

Nous arrivons à 21h et nous garons dans un bassin genre mouchoir de poche.

31 mars

Journée de repos. Visite de la Citadelle, shopping et marché.

Le marché aux poissons les plus petits du monde.
Mais une huile d’olive faite maison par un papy tout à fait sublime.

09_Lefkada

09_Lefkada

lefkada

29 mars

Nous quittons Ithaque avec regret pour Lefkada (35 miles). 

Ville peu intéressante si ce n’est sa spécialité remarquable de crêpe : gruyère râpé, salade verte, frites, beef-steack hâché, rondelles de tomates, bacon, ketchup, mayo (j’en oublie). J’en suis restée bouche bée.

08_Ithaque

08_Ithaque

ithaque

27 mars

Incroyable tempête de bleu et… pétole. Le baromètre est enfin remonté. En route pour Ithaque (55 miles), la patrie d’Ulysse, père de tous les marins ! 
Nous entrons avec majesté, respect et émotion dans la baie de Vathi vers 17h.

Il fait un temps délicieux et Vathi est merveilleusement apaisante, magique.

Petite séance lessive / ménage puis balade en ville. Nous allons saluer Ulysse.

Le lendemain, il fait toujours aussi délicieux et nous partons faire le tour de l’île. Ça monte raide.

En haut du village, sur la terrasse de la plus haute maison, Katalia semble nous attendre. D’un signe de la main, elle nous invite à monter chez elle. Elle ne parle pas un mot de français et nous trois de grec.

Foulard sur la tête, blouse en tergal, elle arbore une seule dent en bas qu’elle découvre quand elle sourit et Katalia beaucoup. Elle vit seule avec son chien adorable.

Katalia se plie en quatre pour nous, nous offre du Fanta orange et de la confiture de raisin maison. Elle m’agrippe tout le temps par le bras et me gratifie de temps à autres de chaleureuses, mais vigoureuses, tapes sur la joue.

Je l’accompagne dans sa cuisine charmante et très colorée. Une télé, des photos de ses enfants et petits-enfants, une corbeille de fruits en plastique… Nous restons un long moment au soleil à parler, ou plutôt ne pas parler. Elle ne veut pas nous laisser partir. Séance de photos souvenirs. 

Nous quittons à regret Katalia-Pénélope et redescendons par l’autre versant. Il fait chaud.

Beaucoup d’oliviers, un âne, une carrière de marbre.